Outillage Guide

ExtrudeX : Transformez vos déchets plastiques en filament d’impression grâce à cette machine DIY innovante

Recycler vos chutes d’impression 3D en filament est possible si vous ne mélangez jamais les polymères, si vous les séchez et si l’extrudeuse tient le diamètre. Pour un atelier domestique, le système devient surtout pertinent au-delà de quelques kilogrammes de déchets propres par an : une ligne complète occupe un établi, demande des réglages et une vraie extraction d’air.

La rédaction de Bricolage.fm Rédaction spécialisée bricolage, rénovation et habitat 9 min Confirmé
Atelier équipé d’une extrudeuse transformant des paillettes de PLA en filament.
Atelier équipé d’une extrudeuse transformant des paillettes de PLA en filament.

L’essentiel

9 min de lecture
  • Ne recyclez ensemble que des chutes identifiées, du même polymère et idéalement de la même marque, couleur et génération de filament.
  • Le PLA, le PETG, l’ABS et l’ASA peuvent être réextrudés ; les résines UV, les mélanges inconnus et les filaments chargés sont à écarter.
  • Pour une imprimante courante, visez un filament de 1,75 mm stable à environ ±0,05 mm ; une filière seule ne garantit pas ce résultat.
  • Le broyage et le séchage sont aussi importants que l’extrudeuse : des paillettes humides créent bulles, fragilité et variations de diamètre.
  • Une installation réellement exploitable coûte en ordre de grandeur 1 300 à 5 000 €, broyage, séchage et extraction compris.
  • Les fumées et particules imposent une captation à la source et un rejet extérieur, en particulier avec l’ABS et l’ASA.
Fiche de chantier réf. CON
Durée
3 à 8 h pour un premier lot pilote de 500 g, séchage compris
Budget
Environ 1 300 à 5 000 € pour une chaîne complète ; 5 à 25 € de consommables par lot selon les essais
Niveau
Confirmé Outillage et méthode maîtrisés

Outils

  • Broyeur lent dédié au plastique
  • Sécheur de filament ou sécheur de granulés dédié
  • Extrudeuse avec tire-fil et bobineur
  • Pied à coulisse numérique au 0,01 mm
  • Balance au gramme
  • Boîtes étanches et sachets dessiccants
  • Extracteur d’air avec gaine vers l’extérieur
  • Lunettes de protection et gants thermiques pour les opérations à chaud

Fournitures

  • Chutes propres d’un seul type de filament FDM
  • Granulés vierges du polymère concerné, facultatifs pour les essais
  • Sachet ou bobine réutilisable pour stocker le filament sec

Résultat attendu Une bobine de filament recyclé réservée aux prototypes et pièces non critiques, après contrôle du diamètre et impression d’essai.

Recycler du filament d’impression 3D : possible, mais pas avec tous les déchets

Vous pouvez recycler des supports, brim, jupes et impressions ratées issus d’une imprimante FDM, à condition qu’ils soient propres, identifiés et monomatériaux. Le PLA est le point de départ le plus accessible ; le PETG, l’ABS et l’ASA sont envisageables avec plus de rigueur sur le séchage et l’aération. Le filament obtenu convient d’abord aux prototypes, gabarits et pièces décoratives, pas aux pièces de sécurité, aux usages alimentaires ni aux objets soumis durablement à la chaleur.

Plastiques compatibles avec une extrudeuse domestique

Compatibilité des chutes de filament avec la réextrusion
MatièreRéextrusion domestiqueSéchage indicatifPlage d’extrusion de départ
PLAOui, le plus simple ; limitez les cycles et triez les couleurs45 à 55 °C, 4 à 6 h170 à 200 °C
PETGOui, mais très sensible à l’humidité60 à 65 °C, 4 à 6 h220 à 250 °C
ABS / ASAOui, avec captation des fumées impérative65 à 75 °C, 2 à 4 h220 à 260 °C
PA (nylon)Possible mais exigeant, très hygroscopique70 à 80 °C, 6 à 12 h240 à 270 °C
TPUSouvent difficile : alimentation souple et réglages spécifiques45 à 55 °C, 4 à 6 h200 à 230 °C

Ces plages sont des points de départ : suivez toujours la fiche technique du grade précis et les limites de votre machine. Une résine UV durcie est un thermodurcissable : elle ne fond pas et ne peut pas devenir du filament.

Écartez les pièces peintes, collées, grasses, poussiéreuses ou comportant des inserts métalliques, aimants, vis et étiquettes. Gardez chaque matière dans une boîte dédiée dès la sortie de l’imprimante. Même entre deux PLA, les pigments et additifs diffèrent : pour un premier essai fiable, recyclez un seul fabricant, une seule référence et une seule couleur.

Comment fonctionne une extrudeuse domestique de filament

Une ligne de recyclage transforme des paillettes en un fil continu par cinq opérations : alimentation, fusion, passage dans une filière, refroidissement, puis tirage et bobinage. Dans l’extrudeuse, une vis sans fin pousse le plastique dans un fourreau chauffé ; à la sortie, le filament est étiré à une vitesse contrôlée. C’est le rapport entre le débit de matière et la vitesse du tire-fil qui fixe réellement le diamètre.

Une extrudeuse seule, même équipée d’une filière de 1,75 mm, ne constitue donc pas une solution complète. Il faut un broyeur, un sécheur, un refroidissement stable, un tire-fil et un bobineur ; un capteur de diamètre facilite beaucoup la régulation. Prévoyez généralement 1,5 à 3 m² de plan de travail et de dégagement pour travailler sans croiser les zones propres et les zones de broyage.

Les critères utiles pour choisir une machine type ExtrudeX

Qu’elle porte le nom ExtrudeX ou un autre, choisissez une machine selon la matière réellement acceptée, le débit annoncé avec cette matière et l’existence de pièces d’usure disponibles. Vérifiez surtout la présence d’un tire-fil synchronisé, d’un bobineur, de protections sur les éléments tournants, d’une mise à la terre et d’une documentation de réglage. Une mesure de diamètre en ligne est un vrai plus, mais un pied à coulisse reste indispensable pour valider le résultat.

  • Préférez une trémie et une vis démontables : le nettoyage entre PLA, PETG et ABS est alors possible.
  • Demandez la granulométrie requise par le fabricant ; beaucoup de petites extrudeuses acceptent des paillettes d’environ 3 à 5 mm, mais ce n’est pas universel.
  • Contrôlez le niveau sonore et la masse du broyeur : c’est souvent lui qui limite l’usage en appartement.
  • Évitez les kits sans protection thermique, arrêt d’urgence pour le broyeur ou schéma électrique clair.

Trier, broyer et sécher les chutes avant l’extrusion

La qualité se joue avant la chauffe. Lavez seulement les pièces réellement souillées, puis séchez-les complètement avant broyage ; dans la plupart des cas, un dépoussiérage et un tri manuel suffisent. Cassez les grandes pièces en fragments manipulables et utilisez un broyeur lent dédié au plastique, jamais un mixeur de cuisine ou une lame tenue à la main.

Tamisez les paillettes pour retirer la poussière très fine et les morceaux trop grands, qui alimentent la vis de façon irrégulière. Les copeaux doivent être homogènes, sans métal ni corps étrangers : une simple agrafe peut abîmer la vis ou la filière. Après broyage, transférez immédiatement le plastique dans un contenant hermétique pour éviter qu’il reprenne l’humidité ambiante.

Séchez les paillettes dans un appareil dédié, ventilé et régulé : un four alimentaire est à exclure à cause des résidus et des odeurs. Pour sécher le PETG ou le nylon, ne laissez pas les paillettes refroidir à l’air libre pendant des heures après le cycle ; gardez-les dans une boîte fermée avec dessiccant jusqu’à l’alimentation. Le PLA peut se déformer si la température de séchage est trop élevée : respectez la consigne du fabricant du filament.

Extruder un premier lot de filament recyclé : méthode pas à pas

Commencez par un lot pilote de 300 à 500 g plutôt qu’une bobine entière. Vous limiterez les pertes et pourrez corriger un seul paramètre à la fois : température, vitesse de vis, vitesse de tirage ou refroidissement. Certains utilisateurs ajoutent des granulés vierges de même polymère pour améliorer la régularité, mais il n’existe pas de pourcentage universel : testez votre recette sur un petit lot.

Procédure de réextrusion d’un lot de PLA ou PETG

  1. Identifier et peser le lot

    Constituez un lot d’une seule matière, couleur et référence, puis pesez-le avant de commencer.

    Réservez 50 à 100 g pour un second essai si le premier réglage produit un filament hors tolérance.

  2. Broyer à la granulométrie prescrite

    Introduisez les morceaux avec le poussoir prévu et récupérez les paillettes dans un bac propre.

    N’approchez jamais les doigts de la trémie, même lorsque le broyeur semble bloqué.

  3. Sécher les paillettes

    Réglez le sécheur selon la matière et laissez le cycle se terminer avant de transférer le contenu dans une boîte fermée.

    Des bulles à l’extrusion signalent souvent un séchage insuffisant, pas un manque de température.

  4. Stabiliser les zones de chauffe

    Réglez une température de départ compatible avec la fiche matière et attendez que l’extrudeuse soit stable avant l’alimentation.

    Ne compensez pas une alimentation irrégulière en augmentant fortement la température.

  5. Purger le début de production

    Écartez les premiers mètres, souvent chargés d’air, de poussière ou de résidus du lot précédent.

    Si vous changez de polymère, démontez et nettoyez la filière selon la procédure du fabricant.

  6. Ajuster le tirage

    Mesurez le filament à intervalles réguliers et augmentez légèrement le tirage s’il est trop gros, ou réduisez-le s’il est trop fin.

    Attendez quelques minutes après chaque correction : la ligne a un temps de réponse.

  7. Bobiner et stocker au sec

    Enroulez sans croiser les spires, laissez refroidir, puis enfermez la bobine dans un sac étanche avec dessiccant.

    Étiquetez le diamètre moyen, la matière et la date afin de paramétrer correctement l’imprimante.

Obtenir un diamètre régulier de 1,75 mm

Sur la plupart des imprimantes de bureau, le diamètre nominal est 1,75 mm ; certaines machines utilisent 2,85 mm, sans possibilité de les intervertir. Pour un filament maison, recherchez une stabilité proche de ±0,05 mm et vérifiez aussi l’ovalisation. Mesurez au pied à coulisse sur quatre orientations, tous les 0,5 à 1 m, au début, au milieu et à la fin de la bobine.

Les trois chiffres qui conditionnent l’impression

1,75 mm
diamètre nominal le plus courant pour les imprimantes FDM de bureau Vérifiez le diamètre accepté par votre imprimante avant tout achat.
±0,05 mm
objectif réaliste de régularité pour un filament maison bien réglé Au-delà, les variations de débit deviennent visibles sur les parois.
12 %
surplus théorique de section entre 1,75 et 1,85 mm La section varie avec le carré du diamètre : une petite dérive a un effet sensible sur le débit.
Diagnostiquer les défauts du filament à la sortie
Défaut observéCause probableCorrection à essayer
Filament trop épaisTirage trop lent ou débit de vis trop élevéAugmenter progressivement la vitesse du tire-fil
Filament trop finTirage trop rapide ou alimentation de vis irrégulièreRéduire le tirage et homogénéiser les paillettes
Bulles ou surface granuleuseHumidité résiduelleRefaire un séchage complet dans un appareil dédié
Diamètre qui alterneGranulométrie inégale, trémie qui pont ou chauffe instableTamiser, nettoyer la trémie et stabiliser les réglages
Filament ovale ou aplatiRefroidissement ou guidage mal alignéRecentrer le guide et ajuster la distance de refroidissement

Faites une tour de température et une pièce test avant de confier une impression longue à une bobine recyclée.

Ne corrigez pas d’emblée un filament médiocre avec le réglage de débit de l’imprimante 3D : ce réglage peut affiner une bobine homogène, pas compenser des écarts successifs. Si le filament casse lorsqu’il est plié ou si les couches se délaminent, baissez la part de matière plusieurs fois réchauffée et revenez à des granulés vierges pour les pièces importantes.

Ventilation, fumées et sécurité dans l’atelier

Chauffer un thermoplastique génère des particules ultrafines et des composés organiques volatils, même avec du PLA. L’ABS et l’ASA demandent une vigilance accrue, notamment en raison du styrène ; une fenêtre entrouverte ne remplace pas une captation au plus près de la filière. Installez l’extrudeuse dans un local non habité en continu et prévoyez un extracteur à l’extérieur, sans rejeter l’air dans une pièce voisine ni dans les parties communes.

Branchez l’équipement sur une prise avec terre, protégée par un dispositif différentiel 30 mA dans une installation conforme à la NF C 15-100. Évitez rallonge enroulée, multiprise surchargée et modification du câblage de la machine ; faites intervenir un électricien si l’atelier nécessite un circuit dédié. Vérifiez aussi que le broyeur possède un arrêt d’urgence accessible et que les capots empêchent tout accès aux lames.

Prix, encombrement et intérêt écologique : calculer avant d’acheter

Le prix d’une extrudeuse n’est qu’une partie du budget. Une chaîne économique mais utilisable comprend un broyeur, un sécheur, une extrudeuse avec tire-fil, un bobineur et une extraction ; comptez aussi les ratés des premiers essais. L’investissement est cohérent pour un fablab, une école, une petite activité de prototypage ou un particulier qui accumule beaucoup de chutes propres, beaucoup moins pour deux impressions manquées par an.

Budget indicatif d’un atelier de filament recyclé
ÉquipementFourchette de prixÀ ne pas négliger
Broyeur lent pour plastique250 à 1 000 €Capotage, pièces de coupe et granulométrie
Sécheur dédié80 à 350 €Température régulée et volume utile
Extrudeuse, tire-fil et bobineur800 à 3 000 €Régulation, filières, pièces détachées
Extraction et gaine150 à 700 €Rejet extérieur et installation adaptée
Mesure, bacs, consommables50 à 200 €Pied à coulisse, dessiccant, stockage étanche
Ensemble réellement opérationnel1 300 à 5 000 €Hors établi, temps de réglage et électricité

Ordres de grandeur pour du matériel domestique ou semi-artisanal ; les systèmes de laboratoire peuvent coûter nettement plus.

Ligne intégrée ou équipements modulaires : le bon choix

Option A

Machine intégrée

Broyeur, extrusion et bobinage réunis ou conçus comme un ensemble

  • Installation plus simple à régler
  • Compatibilité des vitesses et capteurs mieux pensée
  • Moins de raccordements et de manutentions
  • Budget d’entrée souvent plus élevé
  • Panne d’un élément pouvant immobiliser toute la ligne
  • Évolutivité et réparation parfois limitées

À choisir si Le meilleur choix si vous voulez produire régulièrement sans passer du temps à adapter les composants.

Option B

Chaîne modulaire

Broyeur, sécheur, extrudeuse et bobineur achetés séparément

  • Investissement progressif
  • Chaque élément peut être remplacé ou amélioré
  • Adaptable à un volume et à des matières précis
  • Réglages plus longs
  • Encombrement et câblage plus importants
  • Risque d’incompatibilité entre débit, tirage et bobinage

À choisir si Préférez-la si vous aimez régler votre atelier et avez déjà un broyeur ou un sécheur adapté.

Dans les deux cas, le tire-fil, le contrôle du diamètre et l’extraction d’air comptent davantage que le seul aspect spectaculaire de l’extrudeuse.

Le bénéfice environnemental vient de la réduction de chutes locales et de l’achat de filament neuf, mais il n’est pas automatique. L’électricité, les lots ratés, les éventuels granulés d’appoint et la durée de vie de la machine comptent aussi. Une pièce ratée en PLA n’est pas forcément acceptée dans la collecte d’emballages : renseignez-vous auprès de votre collectivité avant de la jeter.

Choisir une extrudeuse et entretenir la ligne dans la durée

Avant d’acheter, évaluez votre volume réel sur six à douze mois et pesez vos chutes par matière. Si vous ne collectez que 1 ou 2 kg annuels, une collecte spécialisée, un fablab équipé ou l’achat de bobines recyclées sera souvent plus rationnel. Si votre flux dépasse plusieurs kilogrammes homogènes, l’atelier peut devenir un outil cohérent à condition de lui réserver une place fixe et ventilée.

Checklist avant de commander une extrudeuse de filament

Nettoyez la trémie et purgez la vis après chaque série, suivant la procédure de la notice et à chaud seulement lorsque cela est prévu. Contrôlez régulièrement l’état des lames, de la filière, des galets de tirage et de la gaine d’extraction. Une extrusion domestique réussie repose moins sur une recette magique que sur des lots propres, des paramètres notés et la capacité à écarter sans regret une bobine douteuse.

Questions fréquentes Ce que les lecteurs demandent le plus

Peut-on recycler tous les déchets d’impression 3D en filament ?

Non. Les chutes FDM propres et identifiées en PLA, PETG, ABS ou ASA peuvent être réextrudées si elles restent séparées par matière. Les résines UV durcies, les mélanges inconnus, les pièces peintes ou collées et les filaments chargés en carbone, bois ou métal ne conviennent pas à une extrudeuse domestique. Retirez systématiquement les inserts métalliques, aimants et vis.

Combien de temps faut-il pour recycler 1 kg de filament 3D ?

Comptez plusieurs heures, car le séchage est souvent l’étape la plus longue : 4 à 6 heures pour du PLA ou du PETG, davantage pour du nylon. Le broyage et l’extrusion proprement dite peuvent prendre de moins d’une heure à plusieurs heures selon le débit de la machine. Un premier kilogramme demande aussi du temps de réglage et de contrôle.

Peut-on mélanger du PLA de différentes couleurs pour faire du filament recyclé ?

C’est possible pour un essai si les chutes sont exactement le même PLA, idéalement de la même marque et référence, mais vous obtiendrez souvent une couleur brunâtre ou grise. Ne mélangez pas des couleurs si vous cherchez une bobine visuellement régulière. Gardez surtout les mélanges de marques et d’additifs pour des prototypes non critiques, après tests d’impression.

Quel diamètre doit avoir un filament recyclé pour imprimante 3D ?

La majorité des imprimantes FDM utilisent du filament de 1,75 mm ; d’autres emploient du 2,85 mm. Respectez le diamètre demandé par votre machine et cherchez une régularité proche de ±0,05 mm. Mesurez plusieurs points et plusieurs orientations avec un pied à coulisse : un filament de 1,85 mm a environ 12 % de section en plus qu’un 1,75 mm.

Faut-il une ventilation pour extruder du PLA recyclé ?

Oui. Même le PLA chauffé émet des particules ultrafines et des composés volatils. Une captation à la source avec gaine vers l’extérieur est préférable à une simple fenêtre ouverte ; elle devient indispensable avec l’ABS et l’ASA. Installez la machine hors des pièces de vie, ne la laissez jamais fonctionner seule et ne comptez pas sur un masque pour remplacer l’extraction.

Est-ce rentable d’acheter une extrudeuse de filament domestique ?

C’est rarement rentable pour quelques chutes occasionnelles. Une chaîne complète coûte souvent 1 300 à 5 000 €, sans compter le temps de tri, de réglage et les lots ratés. Elle prend davantage de sens pour un atelier, une école, un fablab ou un utilisateur produisant régulièrement plusieurs kilogrammes de déchets homogènes et pouvant utiliser le filament pour des prototypes.

Peut-on recycler les impressions 3D en résine avec une extrudeuse ?

Non. Les résines UV d’impression 3D durcissent par polymérisation et deviennent des thermodurcissables : elles ne refondent pas comme le PLA ou le PETG. Ne les broyez pas pour les introduire dans une extrudeuse de filament. Les déchets de résine doivent être durcis et éliminés selon les consignes locales et celles du fabricant de résine.

Qui écrit cet article ?

La rédaction de Bricolage.fm réunit des rédacteurs spécialisés en travaux, outillage et habitat. Chaque page est construite pour répondre à une question précise, avec des ordres de grandeur vérifiables et les limites d’intervention rappelées. Nos principes de publication sont détaillés dans notre charte éditoriale.

Les prix, durées et quantités sont des ordres de grandeur pour un chantier courant en France. Ils varient selon la région, l’accessibilité et l’état du support. Toute intervention sur le gaz, une installation électrique sous tension, une structure porteuse ou un matériau amianté relève d’un professionnel qualifié.

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