Plomberie Guide
Quel diamètre de tuyau PER pour une salle de bain : le dimensionnement point par point
Pour une salle de bain courante, l’alimentation générale de la pièce se fait en PER 16 x 1,5 mm, et chaque appareil est desservi par une antenne en 12 x 1,1 mm, sauf la baignoire qui réclame du 16. Dès que la pièce compte une douche, une baignoire et un double lavabo, ou que la distance depuis le collecteur dépasse une quinzaine de mètres, l’alimentation passe en 20 x 1,9 mm. L’essentiel n’est pas le chiffre imprimé sur le tube mais son diamètre intérieur : c’est lui qui fait le débit, et les raccords à insert le réduisent de deux à trois millimètres.
L’essentiel
9 min de lecture- Le PER se désigne par son diamètre extérieur : un tube 16 x 1,5 n’offre que 13 mm intérieurs, et un 12 x 1,1 seulement 9,8 mm.
- Antennes depuis une nourrice : 12 mm pour un lavabo, un WC, un lave-linge ou un lave-mains ; 16 mm pour une douche, une baignoire ou un robinet thermostatique.
- Alimentation générale de la salle de bain : 16 mm jusqu’à deux ou trois points d’eau, 20 mm au-delà ou si la longueur dépasse 15 m.
- Débits de référence à couvrir : 0,20 L/s pour un lavabo ou une douche, 0,33 L/s pour une baignoire, 0,12 L/s pour un réservoir de WC.
- La vitesse d’écoulement doit rester sous 2 m/s, et idéalement autour de 1,5 m/s : au-delà, l’installation siffle et les coups de bélier abîment les raccords.
- Surdimensionner n’est pas neutre : un tube trop gros allonge l’attente d’eau chaude, gaspille des litres à chaque puisage et favorise la stagnation.
Au sommaire (7 sections)
- Le piège de la désignation : extérieur affiché, intérieur utile
- Le diamètre à retenir pour chaque appareil
- Dimensionner l’alimentation générale de la pièce
- Nourrice ou repiquage : deux façons de distribuer
- Les étranglements qui annulent votre calcul
- Poser le PER dans les règles
- Vérifier après coup que le dimensionnement tient
Le piège de la désignation : extérieur affiché, intérieur utile
C’est la première source d’erreur, et elle fausse tout le reste du calcul. Le PER, comme le multicouche, se désigne par son diamètre extérieur suivi de l’épaisseur de paroi : un tube 16 x 1,5 mesure 16 mm dehors et possède une paroi de 1,5 mm, donc un passage intérieur de 13 mm. Le cuivre, lui, se désigne souvent par son diamètre intérieur dans le langage courant des installateurs. Comparer un « PER 16 » à un « cuivre 16 » revient donc à comparer 13 mm de passage à 14 ou 16 mm selon la référence : l’écart paraît anodin, mais le débit varie comme le carré du diamètre.
| Usage | PER (ext. x ép.) | Diamètre intérieur | Multicouche équivalent | Cuivre équivalent |
|---|---|---|---|---|
| Antenne d’appareil sanitaire courant | 12 x 1,1 | 9,8 mm | 16 x 2 (12 mm) | 12 x 1 (10 mm) |
| Antenne de baignoire, alimentation de pièce | 16 x 1,5 | 13 mm | 16 x 2 (12 mm) | 14 x 1 (12 mm) |
| Alimentation d’une salle de bain complète | 20 x 1,9 | 16,2 mm | 20 x 2 (16 mm) | 18 x 1 (16 mm) |
| Colonne principale du logement | 25 x 2,3 | 20,4 mm | 26 x 3 (20 mm) | 22 x 1 (20 mm) |
Les valeurs de diamètre intérieur varient légèrement d’un fabricant à l’autre. Vérifiez toujours le marquage imprimé sur le tube, qui indique la désignation exacte, la classe d’application et la pression admissible.
Les trois nombres à retenir pour dimensionner
- 0,20 L/s
- débit de référence d’un lavabo, d’une douche ou d’un lave-linge Soit 12 litres par minute. Une baignoire monte à 0,33 L/s, un réservoir de WC descend à 0,12 L/s.
- 2 m/s
- vitesse d’écoulement à ne pas dépasser en distribution intérieure Au-delà, l’installation devient bruyante et les coups de bélier fatiguent raccords et robinetterie.
- 3 bar
- pression de service confortable au robinet En dessous de 1,5 bar, une douche perd son confort. Au-dessus de 4 à 5 bar, un réducteur s’impose.
Le diamètre à retenir pour chaque appareil
Le dimensionnement d’une antenne, c’est-à-dire du tronçon qui va du collecteur ou du repiquage jusqu’au robinet, se règle sur deux critères : le débit que l’appareil doit recevoir, et la longueur du parcours. Le premier fixe le minimum, le second impose de monter d’un cran quand la distance s’allonge, parce que les pertes de charge s’accumulent tout au long du tube.
| Appareil | Débit de référence | Diamètre intérieur minimal | PER conseillé | Au-delà de 10 m d’antenne |
|---|---|---|---|---|
| Lavabo, lave-mains | 0,20 L/s | 10 mm | 12 x 1,1 | 16 x 1,5 |
| Douche classique | 0,20 L/s | 12 mm | 12 x 1,1 en parcours court, sinon 16 x 1,5 | 16 x 1,5 |
| Douche à l’italienne avec colonne ou pluie | 0,25 à 0,40 L/s | 13 mm | 16 x 1,5 | 16 x 1,5, alimentation en 20 |
| Baignoire | 0,33 L/s | 13 mm | 16 x 1,5 | 16 x 1,5, alimentation en 20 |
| Réservoir de WC | 0,12 L/s | 10 mm | 12 x 1,1 | 12 x 1,1 |
| Lave-linge | 0,20 L/s | 10 mm | 12 x 1,1 | 12 x 1,1 |
| Bidet, douchette de WC lavant | 0,20 L/s | 10 mm | 12 x 1,1 | 16 x 1,5 |
Débits de référence usuels retenus pour le dimensionnement des installations sanitaires domestiques. Ce sont des valeurs de calcul, pas des débits réels mesurés : un mitigeur de lavabo moderne consomme souvent moins, mais le réseau doit être capable de fournir ce débit sans faire chuter la pression chez les voisins de circuit.
Le cas de la douche mérite qu’on s’y arrête, parce qu’il concentre les déceptions. Une douchette classique fonctionne correctement en 12 x 1,1 si le collecteur est proche. Une colonne de douche avec pomme de tête, un thermostatique à deux sorties ou une pomme dite « pluie » réclament davantage : leur débit nominal se situe entre 0,25 et 0,40 L/s, et le mitigeur thermostatique a besoin d’un débit franc pour tenir sa consigne de température. Sur ces appareils, le 16 x 1,5 est la seule valeur raisonnable, y compris sur trois mètres de parcours. Si votre douche existante manque déjà de puissance, le diagnostic complet est détaillé dans notre article sur le manque de pression d’eau dans la douche.
Dimensionner l’alimentation générale de la pièce
L’alimentation générale est le tronçon qui amène l’eau froide et l’eau chaude depuis la colonne du logement ou depuis le compteur jusqu’à la salle de bain. Il ne se dimensionne pas en additionnant tous les débits : personne ne remplit sa baignoire pendant que la douche coule et que le lavabo est ouvert. C’est le principe du coefficient de simultanéité, qui réduit d’autant plus la somme des débits que le nombre d’appareils augmente.
| Configuration de la salle de bain | Longueur depuis le collecteur | PER d’alimentation | Multicouche équivalent |
|---|---|---|---|
| Salle d’eau : douche + lavabo (+ WC) | Jusqu’à 15 m | 16 x 1,5 | 16 x 2 |
| Salle d’eau : douche + lavabo (+ WC) | Au-delà de 15 m | 20 x 1,9 | 20 x 2 |
| Salle de bain : baignoire + douche + lavabo | Toutes longueurs | 20 x 1,9 | 20 x 2 |
| Salle de bain complète + lave-linge + double vasque | Toutes longueurs | 20 x 1,9 | 20 x 2 |
| Deux salles de bain sur un même départ | Toutes longueurs | 25 x 2,3 | 26 x 3 |
Valeurs courantes pour un logement individuel alimenté entre 2,5 et 3,5 bar. Sur une pression d’arrivée basse, en fin de réseau ou en étage élevé, montez d’un diamètre plutôt que de compter sur la marge.
Deux corrections s’appliquent ensuite à ce tableau. La première concerne l’étage : chaque mètre de hauteur coûte environ 0,1 bar de pression, une salle de bain au deuxième étage perd donc près de 0,6 bar par rapport au rez-de-chaussée. La seconde concerne l’eau chaude produite par un chauffe-eau : entre le ballon et la salle de bain, le tube travaille au même débit qu’en eau froide, mais chaque litre qu’il contient est un litre à évacuer avant que l’eau chaude arrive. Un diamètre trop généreux sur ce parcours se paie en secondes d’attente et en litres perdus.
Nourrice ou repiquage : deux façons de distribuer
Le choix de l’architecture de distribution pèse autant sur le confort que le choix des diamètres, et les deux décisions se prennent ensemble. En distribution par nourrice, un collecteur reçoit une alimentation en gros diamètre et redistribue une antenne dédiée par appareil, chacune en tube continu et sans raccord noyé. En distribution en repiquage, une canalisation principale traverse le logement et chaque appareil se branche dessus par un té.
Distribution par nourrice ou en repiquage
Nourrice de distribution
Un collecteur, une antenne continue par appareil
- Chaque appareil dispose de son propre robinet d’arrêt au collecteur
- Aucun raccord noyé sous chape : le tube est posé en une seule longueur
- Les prélèvements simultanés ne se perturbent pas entre eux
- Antennes de faible diamètre, donc peu de volume d’eau chaude en attente
- Longueur totale de tube nettement supérieure
- Nécessite un emplacement accessible pour le collecteur et sa trappe
- Coût initial en tube et en gaines plus élevé
À choisir si La solution de référence en construction neuve et en rénovation lourde, dès que le sol est ouvert ou qu’une chape est prévue.
Distribution en repiquage
Une canalisation principale, des tés successifs
- Beaucoup moins de tube, mise en œuvre plus rapide
- S’adapte à une rénovation partielle sans ouvrir tout le sol
- Se raccorde naturellement sur une installation existante en cuivre
- Une fuite sur le principal coupe tous les appareils en aval
- Chaque té crée une perte de charge et une baisse de débit en aval
- Raccords parfois inaccessibles, ce qui est à proscrire sous chape
- Le diamètre du principal doit être maintenu, ce qui augmente le volume d’attente
À choisir si Acceptable pour prolonger un réseau existant ou desservir deux appareils voisins, à condition que tous les raccords restent visitables.
Dans une salle de bain refaite entièrement, la nourrice l’emporte sans discussion : elle isole chaque appareil, supprime les raccords noyés et permet de descendre à 12 mm sur les antennes courtes. Le repiquage garde son intérêt pour greffer un point d’eau supplémentaire sans démolir un sol, à condition de placer chaque té dans un endroit accessible.
Les étranglements qui annulent votre calcul
Vous pouvez dimensionner correctement chaque tronçon et obtenir malgré tout un filet d’eau au robinet. La cause est presque toujours la même : un point de passage plus étroit que le tube, quelque part sur le parcours. Le PER se raccorde par des raccords à insert, dont l’embout cannelé pénètre à l’intérieur du tube et réduit mécaniquement la section utile. Sur un tube de 16 x 1,5, le passage intérieur d’un raccord à sertir tombe couramment autour de 11 mm, soit une perte de section de plus d’un tiers.
- Raccords à insert : chaque raccord réduit le passage de 2 à 3 mm. Multipliez-les et vous perdez l’équivalent d’un diamètre entier.
- Robinets d’arrêt à boisseau non intégral : un modèle bas de gamme peut n’offrir que 8 mm de passage sur un tube de 13.
- Coudes serrés : un coude à 90° équivaut en perte de charge à environ 1 m de tube droit. Cintrer le PER au rayon admissible coûte moins cher en pression qu’un raccord.
- Filtres et cartouches anticalcaire encrassés : ils divisent le débit sans qu’aucun symptôme visible n’apparaisse avant la douche.
- Clapet antiretour vieilli ou groupe de sécurité entartré sur le départ d’eau chaude.
- Réduction non prévue, typiquement un tube de 20 raccordé sur une sortie murale de 12 restée en place lors d’une rénovation antérieure.
Poser le PER dans les règles
Le diamètre correct ne suffit pas : le PER a ses contraintes propres, et les ignorer transforme une installation bien dimensionnée en source de désordres. Le tube se dilate d’environ 1,5 mm par mètre pour une élévation de 10 °C, il est sensible aux ultraviolets, il ne supporte pas le contact prolongé avec certains solvants, et il doit toujours circuler dans une gaine annelée qui autorise son remplacement.
De la nourrice au robinet, dans l’ordre
-
Positionnez le collecteur
Choisissez un emplacement accessible et visitable, à l’abri du gel et proche de l’arrivée générale. Prévoyez un collecteur eau froide et un collecteur eau chaude, chacun avec un piquage par appareil plus un ou deux en réserve.
Une trappe de visite de 40 x 40 cm suffit ; sans elle, les robinets d’arrêt individuels ne servent à rien le jour où il faut les manœuvrer.
-
Tracez les parcours et comptez les mètres
Mesurez chaque antenne du collecteur jusqu’à sa sortie murale, en suivant le cheminement réel. Au-delà de 10 m sur du 12 x 1,1, passez au 16 x 1,5 : c’est la longueur, pas le débit, qui commande alors.
Ajoutez 10 % de longueur à chaque antenne pour les courbes et le raccordement en attente : un tube trop court se rallonge par un raccord, donc par un étranglement.
-
Déroulez chaque antenne en une seule longueur
Passez le tube dans sa gaine annelée, de couleur bleue pour l’eau froide et rouge pour l’eau chaude, sans le moindre raccord entre le collecteur et la sortie. Sous chape, cette règle ne souffre aucune exception.
Laissez le tube reprendre sa forme un moment avant de le fixer : un PER encore vrillé par la couronne pousse sur ses fixations en se détendant.
-
Ménagez la dilatation
Ne bridez jamais un tube en ligne droite entre deux points fixes. Laissez une légère ondulation dans la gaine ou une boucle de dilatation, particulièrement sur les parcours d’eau chaude de plus de 5 m.
Un claquement dans un plancher au moment de la douche est presque toujours un tube d’eau chaude bridé qui se dilate contre une fixation.
-
Sertissez ou vissez proprement
Coupez d’équerre au coupe-tube, jamais à la scie. Chanfreinez, engagez l’insert à fond jusqu’à la butée visible, puis sertissez à la pince à mâchoires adaptées au diamètre et à la marque de raccord.
Vérifiez visuellement que la bague de sertissage porte bien les deux empreintes de mâchoire : un sertissage partiel tient à la pression d’essai puis lâche des mois plus tard.
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Fixez les sorties murales sur platine
Les sorties de robinetterie se posent sur des platines vissées dans le support, jamais tenues par le seul tube. Respectez l’entraxe de 150 mm entre eau chaude et eau froide, eau chaude à gauche.
Contrôlez l’entraxe et l’aplomb au niveau avant de refermer la cloison : un décalage de 3 mm empêche de visser le mitigeur.
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Mettez en pression et laissez sous surveillance
Avant de refermer, mettez le réseau en eau, purgez chaque antenne et vérifiez chaque raccord. Laissez l’installation en pression au moins 24 h et repassez sur chaque point avant de couler la chape ou de fermer les cloisons.
Un essuie-tout enroulé autour du raccord révèle un suintement invisible à l’œil bien avant qu’une goutte ne se forme.
Vérifier après coup que le dimensionnement tient
Un contrôle simple vaut mieux qu’un calcul théorique. Une fois l’installation en service, ouvrez un robinet à fond et remplissez un seau gradué de 10 litres en comptant les secondes. Divisez 10 par le temps obtenu : vous avez le débit en litres par seconde. Un lavabo doit atteindre 0,20 L/s, soit 10 litres en 50 secondes ; une baignoire 0,33 L/s, soit 10 litres en 30 secondes.
Le diagnostic quand le débit ne suit pas
Un dernier point souvent oublié : le dimensionnement de l’alimentation ne dispense jamais de soigner l’évacuation. Une douche parfaitement alimentée en 16 mm qui refoule reste inutilisable, et les règles de pente et de diamètre y sont tout aussi strictes, le sujet est traité dans notre guide sur la pente d’évacuation d’une douche à l’italienne. Enfin, si vous n’avez encore jamais serti de PER, la mise en œuvre pas à pas des raccords mécaniques est détaillée dans notre article pour installer une plomberie sans soudure.
Questions fréquentes Ce que les lecteurs demandent le plus
Quel diamètre de PER pour alimenter une douche ?
Du 12 x 1,1 mm suffit pour une douchette classique alimentée depuis une nourrice proche, sur moins de 10 m de parcours. Dès qu’il s’agit d’une colonne de douche, d’une pomme de tête ou d’un mitigeur thermostatique, passez au 16 x 1,5 mm : ces robinetteries demandent 0,25 à 0,40 L/s et le thermostatique a besoin d’un débit franc pour tenir sa consigne de température.
Quel diamètre de PER pour une baignoire ?
Du 16 x 1,5 mm, soit 13 mm de passage intérieur, quelle que soit la longueur. Le débit de référence d’une baignoire est de 0,33 L/s, le plus élevé de la salle de bain, et le confort dépend directement du temps de remplissage. En 12 x 1,1, une baignoire met facilement le double de temps à se remplir et fait chuter la pression sur les autres appareils.
PER 16 ou 20 pour alimenter une salle de bain complète ?
Le 16 x 1,5 convient à une salle d’eau limitée à une douche, un lavabo et un WC, sur moins de 15 m depuis le collecteur. Dès que la pièce comporte une baignoire en plus d’une douche, une double vasque ou un lave-linge, ou que la distance dépasse 15 m, passez au 20 x 1,9. En étage, ajoutez cette marge : chaque mètre de hauteur coûte environ 0,1 bar.
Peut-on tout alimenter en PER 16 pour simplifier ?
C’est possible et ça fonctionne, mais ce n’est pas optimal sur l’eau chaude. Une antenne de lavabo en 16 x 1,5 contient environ 30 % d’eau de plus qu’en 12 x 1,1 : à chaque puisage, ce volume supplémentaire doit être évacué avant que l’eau chaude arrive. Sur l’eau froide, l’uniformisation en 16 ne pose aucun problème et simplifie réellement l’approvisionnement.
Combien de temps met l’eau chaude à arriver selon le diamètre ?
Cela dépend du volume contenu dans le tube et du débit de puisage. Dix mètres de PER 16 x 1,5 contiennent environ 1,3 litre, soit près de 7 secondes à un débit de 0,20 L/s. Les mêmes 10 m en 25 x 2,3 contiennent 3,3 litres, soit plus de 16 secondes. C’est la raison pour laquelle on ne surdimensionne jamais un parcours d’eau chaude « par sécurité ».
Faut-il un diamètre différent pour l’eau chaude et l’eau froide ?
Non, les diamètres retenus sont identiques appareil par appareil, puisque le débit demandé est le même. Ce qui change, c’est la gaine, rouge pour l’eau chaude et bleue pour l’eau froide, et la vigilance sur la dilatation : un tube d’eau chaude bridé entre deux points fixes claque à chaque puisage. Sur les longs parcours, on cherche plutôt à réduire le volume côté eau chaude.
Peut-on raccorder du PER sur une installation existante en cuivre ?
Oui, avec des raccords mixtes à joint plat ou à compression, en veillant à ce qu’ils restent accessibles. Attention à la correspondance des diamètres : un cuivre de 14 x 1 offre 12 mm de passage, soit l’équivalent d’un PER 16 x 1,5 et non d’un PER 12 x 1,1. Se raccorder en 12 sur du cuivre de 14 crée un étranglement permanent sur toute la suite du circuit.
Le PER peut-il passer sous une chape ?
Oui, à condition qu’il soit sous gaine annelée continue et qu’il ne comporte aucun raccord noyé entre le collecteur et la sortie murale. La gaine permet le remplacement du tube sans casser la chape et absorbe la dilatation. Un raccord enterré sous une chape est la faute la plus coûteuse d’une installation sanitaire : la fuite n’est détectable qu’une fois le carrelage posé.
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